L’HISTOIRE : Les hommes

 

 
- C'est au IIe siècle que l'histoire connue du grand domaine de Figeac trouve son origine avec le vaste territoire et l'importante villa gallo-romaine portant le nom de son propriétaire Figeacus.

- La seigneurie médiévale passe au XVe siècle de la famille de Lescours à la famille de Cazes (Decazes ).

- Au XVIIe siècle, Marie de Cazes, par son mariage, fait entrer la terre noble de Figeac chez les Carle qui participent à l'activité du Royaume et de la cité. Leur fils François IV de Carle sera nommé "Maire perpétuel" de Saint-Emilion par le roi Louis XIV en 1694.

Les Carle sont à la fois hommes d'affaires, banquiers, négociants et viticulteurs, rare cumul pour l'époque.

Ils possèdent de nombreux biens dans la région dont Camfourtet (Clos Fourtet), Beauséjour (auquel ils donnent ce nom en 1787), Montbousquet, Rivallon, Petit-Val, une très belle maison au cœur de Saint-Emilion (Mairie actuelle), des chais à Libourne, des biens en Périgord (qui seront transmis à un filleul, le Duc Decazes, Ministre du roi Louis XVIII).

- Au début du XIXe siècle, malgré des difficultés causées par le Blocus Continental et la grande dépression du libournais, la Comtesse de Carle-Trajet, devenue veuve, continue à mener une vie luxueuse. Elle doit alors commencer à consentir aux premiers démembrements de ce magnifique domaine, le plus étendu de Saint-Emilion, qui comprend des bois, des terres fertiles en culture, des collines de graves en vigne, un étang et une grande demeure seigneuriale. Elle vend des terres à Beauregard et à la Conseillante ainsi qu’une partie de la métairie du Petit-Figeac ; en 1832, elle vend à Monsieur Ducasse 16 ha comprenant une maison, une grange et la métairie de Cheval Blanc et en 1838, 15 ha puis 5.

Le cœur du vaste domaine de Figeac qui gère encore environ 130 ha et sur lequel se trouvait la quasi-totalité du vignoble sera vendu à la fin de cette année aux Lebel, puis plus tard aux Laveine, parents éloignés de la famille Decazes. Le domaine connaîtra alors une succession de propriétaires jusqu'à l'arrivée, en 1892, de la famille actuelle.

- En 1892, lorsque Henri de Chevremont permet à sa fille, femme d'André Villepigue, directeur de la ville de Paris à la préfecture du département de la Seine, l'acquisition de Figeac, le domaine a été vendu 5 fois au cours des 50 années précédentes mettant à l'écart toute politique commerciale suivie avec le négoce bordelais.

- En 1947, Thierry Manoncourt, petit-fils d'André Villepigue, prend la responsabilité de Figeac, il quittera Paris où demeure sa famille pour s'installer définitivement sur le domaine avec son épouse Marie-France Duboys de Labarre. Avec eux Figeac, déserté par ses propriétaires depuis un siècle, mais dont la qualité des vins s'est toujours montrée au niveau des plus grands crus du Bordelais, va trouver un ingénieur agronome (INA Paris) passionné au service de la reconquête de la réputation du domaine.

Depuis 1988, ils sont aidés de leur fille Laure, diplômée de la Maîtrise d'Economie d'Entreprise de la Sorbonne (Paris) et du certificat de dégustation et de vinification de l'Institut d'Oenologie de Bordeaux et de leur gendre le Comte Eric d'Aramon diplômé de l'Ecole Supérieure de Commerce (Reims) et du D.U.A.D. de la faculté d'Oenologie de Bordeaux.