|
Avec l'arrivée de Thierry
Manoncourt,
l'encépagement de Figeac devient un choix scientifique.
Dès 1950, afin d'étudier l'influence de
chacun des cépages après un vieillissement normal d'une dizaine d'années, il procède
à des mises en bouteilles séparées de ceux-ci et en provenance des différentes
parcelles du domaine. A l'heure actuelle, cette démarche permet de juger de l'évolution
de ces vins de cépages purs sur un demi siècle. Elle fait de Thierry Manoncourt le
précurseur d'une recherche encore rare aujourd'hui dans le bordelais, qui suscite
toujours un grand intérêt pour l'Institut d'Oenologie de Bordeaux.
Dès les premières expériences, il
décide de l'arrachage des quelques Malbecs et met l'accent sur les Cabernets, sans
oublier la rondeur apportée par le Merlot. Le Cabernet Franc se révèle très flatteur
par la finesse et l'élégance qu'il apporte. Le Cabernet Sauvignon produit un vin très
charpenté au bouquet intense, riche, complexe, subtil et de longue garde.
C'est à la vue de ces données que le
vignoble de Figeac est aujourdhui composé de 30% de Merlot et
de 70% de Cabernets, moitié Cabernet Franc, moitié Cabernet Sauvignon.
Le vin de Figeac qui possède la plus forte
proportion de Cabernets et notamment de Cabernets Sauvignon, sur son appellation, peut
offrir relativement tôt, de par la qualité non négligeable du Merlot, une certaine
satisfaction, mais le pourcentage important de cépages à fort potentiel de
vieillissement lui permet de répondre aux attentes des collectionneurs.
|