|
Un grand vin passe par une viticulture
scientifique ; des connaissances approfondies d'agriculture, de biologie,
de chimie et d'œnologie sont nécessaires, mais aussi un esprit d'analyse
et de synthèse, et une vision à long terme.
On notera, ici, seulement quelques travaux
précurseurs ou innovations que Thierry Manoncourt, Ingénieur Agronome, a réalisés sur
Figeac et qui firent école.
Des replantations en vue de la
mécanisation
Dès 1947, face à une motorisation déjà
réalisée aux Etats-Unis et dans le midi de la France, Thierry Manoncourt décide de
renouveler progressivement les plantations de Figeac sur la base d'un écartement d'1, 50
m, avec un léger relèvement du palissage pour compenser l'ensoleillement. Par ailleurs,
les rangs sont alignés d'une parcelle à l'autre, sur parfois près d'1 km. A l'époque,
cette démarche est extrêmement précoce.
Un fumier artificiel
En 1949 il met en place la fabrication d'un
fumier artificiel à partir de sarments, pour renouveler les éléments du sous-sol
puisés par la vigne lors de sa croissance. Cette innovation consiste non seulement en un
broyage des sarments, mais également en une fermentation de ceux-ci grâce à du fumier
de cheval.
Première utilisation d'un fongicide de
synthèse
Pendant de très nombreuses années, la
"Bouillie bordelaise" est employée pour les soins apportés à la vigne. Elle
est remplacée par le "Captane" (Esso 406). C'est à Thierry Manoncourt que l'on
doit l'origine de son utilisation pour la viticulture bordelaise.
Lutte contre la pourriture grise
A la suite des attaques répétées du
vignoble bordelais par la pourriture grise en 1963 et en 1965, Thierry Manoncourt décide
de prémunir son domaine à l'aide du dichlofluomide dont il a étudié avec attention les
influences. En 1968 il peut ainsi maintenir son rang de 1er Grand Cru Classé devant la
commission de classement. Figeac est le seul vin "classé" de Saint-Emilion.
Ces exemples de progrès
techniques et agronomiques réalisés sur Figeac en couvrent cependant
beaucoup d'autres, qui, comme ceux-ci, témoignent et vont dans le sens
d'une recherche permanente d'une viticulture scientifique à long terme.
|